vendredi 14 avril 2017

Les différentes sources de pertes par friction des chaines de vélo.

Salut à tous,

Ayant changé de chaine dernièrement suite à une élongation de 1% mesurée, j’ai eu quelques doutes sur la qualité de la remplaçante. Après avoir mesuré plusieurs fois l'écart de rendement entre les 2 chaines grâce à une double mesure entre un powertap et un SRM, la nouvelle chaine semblait dissiper quasiment autant de watts que l’ancienne pourtant usée de 6000 km . 

Quand on regarde les données existantes et publiées par Friction Fact, on peut déjà constater que le rendement d’une chaine à l’autre peut varier, ainsi que d’un fabricant à l’autre. Que se soit chez Shimano, Campagnolo ou Sram, les chaines perdent plus ou moins du rendement par friction. 

A 250 watts, 1.5 watts de dispersion d'une chaine à l'autre.
Concernant l’élongation on peut suivant l’usure atteindre 1.5 à 2 watts vers 250 w d’après le tableau ci dessous.
Perte par friction à 250 w vs élongation vs plateau usée/neuf

 On notera qu’une chaine Dura ace semble mieux tenir le rendement qu’une Ultegra par rapport à l’usure. Enfin on pourra remarquer l’incidence de la perte mécanique entre un grand plateau usé de 50000 km et un nouveau. De ce coté là , les différences sont assez faibles.

Pour finir avec les chaines et leur rendement , on peut constater qu’il est préférable de roder les chaines pour avoir un rendement optimal. 

De 3 à 8 h de rodage pour un rendement optimal
Suivant la qualité de la chaine certaine vont dissiper d’avantage de watts avec l’augmentation de tension/charge dessus.

En extrapolation 400 W, 3 à 4 watts de perdu entre les extrêmes.
Voilà encore un bel exemple de ce qu’il est possible d’économiser dans les chaines si bien sur on a de quoi le mesurer ! C'est donc un domaine moins évident à optimiser car on ne pourra jamais choisir au moment de l'achat, ni le mesurer sur un banc assez précis...Si la prestation existe,  une équipe professionnelle pourrait faire trier son stock  afin de mettre de coté les plus performantes pour les courses ou jour de contre la montre par exemple.  Toujours est il que si on a la puissance pour dégager 350/400w assez longtemps, il devient très intéressant pour une épreuve clé de posséder la bonne chaine ( triée) , du meilleur fabricant et rodée, 6 à 7 watts de gain sont possibles de gains à la clé ,  non  négligeable ! 

jeudi 6 avril 2017

Comparatif Power2max NG vs Powertap P1

Salut à tous,

J’ai pu avoir des tests sur le dernier capteur de puissance Power2max  NG grâce à l’aide d’un fidèle lecteur du blog. Merci à Sylvain Leroy de m'avoir permis ces analyses. Sylvain est un passionné de vélo et des capteurs de puissance depuis des années. Il possédait déjà un SRM et Power2max type S puis a commandé le nouveau NG. Il était donc intéressant de pouvoir lui envoyer  des pédales Powertap P1 pour une étude comparative poussée du NG ( séances spécifiques de tests) et avoir ses ressentis par rapport à l’ancien modèle mais également par rapport à son SRM. 

Power2max NG vs Powertap P1
Son Power2max NG est la version Cannondale.  Power2max annonce une précision de mesure poussée à +/- 1 % au lieu de 2 % , une batterie rechargeable, un petit gain de poids, une connexion ANT + et bluetooth ( mise à jour firmware).

Pile rechargeable.
Fabrication du NG: source https://bikeboard.at/
Les pédales P1 sont les derniers modèles produits avec quelques correctifs sur la danseuse et la cadence.  En effet certains modèles fabriqués entre fin 2015 et mai 2016 présentaient une surestimation  de la mesure en position danseuse et à haute cadence ( > 100 tr/Min). Me concernant et par rapport à mes premiers tests,  mes P1 d’origine, mainte fois contrôlées n’ont jamais eu ces ennuis. On pourra retrouver une étude des P1 vs SRM réalisée par Maxim FREMEAUX , sous la responsabilité de Fred Grappe ici. On constatera qu’il y avait des sessions ( températures froides et fiablité ?) qui surestimaient beaucoup plus la puissance que d'autres.


 Mes dernières P1 ont été comparée à la référence actuelle SRM. Le SRM a été vérifié à 100 % en usine en Aout 2016 et j'ai encore contrôlé sa pente juste avant le test.

SRM vs P1
On retrouve ci-dessous le graphique comparatif de différents efforts entre 200 à 1300 watts en variant positions et cadences.

200 à 1300 w en variant position et cadence
Les P1 semblent toujours généreuses pour le calcul des sprints et très proches pour le restant des intensités. Je n’ai pas noté d’effet cadence ou danseuse engendrant une surestimation des watts. Les P1 sont donc dans la tolérance annoncée de +/- 1.5 % sur la plage 200 à 700 w mais hors tolérance sur les sprints ( + 6 % moy) . Les sprints restent cependant stables dans la surestimation, on pourra donc constater des progrès dans ce domaine pour un coureur.  

Le power2max NG a aussi été testé selon les mêmes protocoles assis / danseuse / cadence de 200 à 1100 watts dont les résultats sont dans le tableau comparatif ci dessous et représente les résultats de 3 sorties .

Comparatif NG vs P1

 On note une sous estimation sur les sprints de l’ordre de 7 à 8 % mais sachant que les P1 ont tendance à surestimer de 6 %, on peut donc penser qu’il serait assez proche d’un SRM. J’ai récupéré une info où le NG semble capable de mesurer très précisément 1000 watts sur un banc de mesure. 


https://bikeboard.at/
1000 watts NG: https://bikeboard.at/
On voit sur le graphique un léger décalage dans l’acquisition du pic de puissance. Il est possible que les P1 soit plus rapide dans ce domaine, permettant de mieux saisir le pic de force x vélocité mais ce n’est qu’une hypothèse.

Pour le restant des données le NG se comporte bien et suis assez  fidèlement les P1 sauf sur un domaine : la cadence. Il semblerait en effet que celui ci sous estime les efforts  de 5 à 6 % dès que la vélocité dépasse 100 tr/Min. Nous n’avons pas pu vérifier sur des puissances très hautes mais remarqué ce souci sur les 3 sorties de test….Une autre étude est en cours avec denouveau Maxim FREMEAUX aux commandes :  il compare power2max NG vs powertap G3 ( les 2 capteurs sont neufs)et il n’a pas eu de soucis concernant la cadence d’après ses premiers retours, merci à lui pour le partage !  Il va refaire des tests avec des P1, il faudra donc peut être encore patienter pour se prononcer définitivement. La pente du NG se rapproche de celle des autres capteurs même si on peut voir sur le comparatif ou bien le PPR de la sortie ci dessous qu'il y a toujours une légère tendance à la sous estimation mais celle-ci est assez constante pour entrainement de qualité.

PPR 0 à 700w d'une sortie.
Sylvain n’a par contre pas apprécié la relative lenteur de l’affichage lors des changements de puissance pendant les accélérations. On retrouve clairement le fonctionnement des Power2max avec toujours ce petit manque de pêche à l’affichage. 

Comme souvent il faut rester prudent avec les premiers modèles qui sortent ( tous constructeurs confondus) et un test 6 mois après une sortie peut s’avérer plus pertinent si des améliorations ont été apporté.  L’article sera mis à jour dès que nous aurons plus de certitudes sur le calcul des watts et la cadence.

dimanche 2 avril 2017

Selle Spécialized Power et positionnement Body Geometry Fit

Salut à tous,

Dernièrement j’ai eu l’occasion de tester la méthode de positionnement Spécialized Body geometry fit à Véloworld Montbeliard. Merci à Florian de m’avoir accueilli et proposé de tester/comparer mes réglages avec ceux retenus lors de mon dernier test Bike Fitting au COPS de Besançon.

Prise de cotes
Les cotes du vélo sont mesurées avant modification ainsi que le pédalage controlé par caméra vidéo ( angle cheville, genou, angle ainsi que pédalage dans l’axe). Le bonhomme est également inspecté de toute part, plusieurs reportages sont disponibles sur le net détaillant le principe ici.

Analyse du pédalage
Après analyse, il en ressort que je n’ai pas de points bloquants ou difficiles pour le pédalage sur un vélo. Articulations, cotes (longueur de jambes notamment), souplesse sans limite, tout semble ok.

Le premier constat après vidéo est bon : les angles sont corrects ( 150 degrés sur cheville, genou, hanche)  et très peu de retouches semblent nécessaires. Un bon point en accord avec l’étude Bike fitting.  On constate un léger désalignement du  genou gauche pour un pédalage parfait dans l’axe. C’était un problème également constaté sur Bike fitting, corrigé en partie avec l’ajout d’une petite cale et une semelle orthopédique pour limiter le basculement du bassin. Le concept Spécialized associé aux chaussures préconise un pédalage sur l’avant de la pédale, il faut donc placer le repère des cales entre le premier et 5 ème métatarse et non le premier métatarse. 


Voilà pourquoi il est quasiment impossible de se régler sur le 1er méta ( sauf avec cales speed play) si vous avez des chaussures Spécialized. L’autre recommandation est un pédalage avec un angle de 145 degrés. On parle donc me concernant de quelques mm pour le réglage cales et également pour la hauteur de selle pour aligner axe genou, cales et faire coïncider cela pour 145 degrés d’angulation au point bas.

Le gros changement va venir de la selle. Après analyse de la largeur de mes appuis ( tubérosités ischiatiques, pas possible sur Bikefitting), il semblerait que ma selle SLR était trop étroite engendrant un point d’appui trop centré sur le périné. Il est  vrai qu’après 3 h de sortie et malgré des bons cuissards, j’étais content d’arrêter même si aucune blessure ne m’a jamais ennuyé. Une selle Power de 143 mm ( SLR 130 mm) est essayée et mise en place. 

Immédiatement je sens la différence d’appui. Le pédalage sur vidéo est aussi flagrant, le bassin est mieux maintenu et me permet d’avoir un pédalage parfait dans l’axe même à gauche en ayant enlevé cale et semelle spécifique. Un essai de pédalage à 280 w ou I4 pour moi montre une répartition G/D passant de 47/53 (également constaté sur bike fitting) à 49/50.

47/53

49/51
J’utilise cette selle depuis 15 jours et je dois dire que je suis enchanté dans le compromis confort et maintient/transfert de la puissance. Ci dessous on retrouva la répartition moyenne du pédalage gauche/droite avant et après modification

Spectre G/D en fonction de l'intensité sur une sortie route avant modification

Spectre G/D après modification, mieux centré autour de 50/50 passé 300w
Selle power; réglage horizontale sur 3/4 avant
Pour conclure, je dirai que l’étude body fit se rapproche assez dans le positionnement finale de celle réalisée sur Bike Fitting. Le choix de positionner le pied assez en avant sur la pédale pourra déranger certain, il est justifié par un confort articulaire meilleur sans dégrader ( ou si peu) le rendement. La vraie amélioration  de cette étude reste le correctif de la selle, un point essentiel vu les nombreuses d'heures passées dessus. !

jeudi 9 mars 2017

Roues à disques: le point sur les nouveaux avantages.

Salut à tous,

Avec l’arrivée des freins à disques, on observe une évolution des roues à pneus. Le fait d’avoir un passage de roue élargie sur le cadre et plus du tout de contraintes d’échauffement sur les jantes permettent aux fabricants de proposer une évolution intéressante. Ces roues se veulent une nouvelle référence pour l’aérodynamisme, le roulement et le confort.

Test en soufflerie des roues ENVE
Enve et DT Swiss (association avec Swiss Side) communiquent beaucoup sur leur nouveaux produits en donnant accès aux tests de mise au point. Décryptage !

L’aérodynamisme reste toujours au cœur des priorités puisque c’est toujours le facteur N°1 de la performance en cyclisme. Le cycliste représente bien sur la majeure partie de la résistance aérodynamique. 



Concernant la roue : trainée, maniabilité et efficacité sont les priorités.


La roue avant est la zone où se concentre l’essentiel de la recherche pour 2 raisons: Premièrement en cas de vent latéral, c’est le pilotage ( steering moment)  qui est le plus pénalisé. Il faut donc une roue peu sensible au vent. 


Deuxièmement les perturbations aérodynamiques liées au cadre pour la roue arrière sont très dépendantes du cadre en lui même engendrant des résultats différents.  Les fabriquants proposent donc des simulations de mise au point sur la roue avant + une partie du vélo.

Simulation roue avant + semi cadre
Il faut donc qu’une roue soit à la fois bonne en aérodynamisme dans le sens de déplacement mais aussi par rapport au vent latéral pour économiser des watts.  Plus la jante est haute et plus la résistance au vent latéral risque d’être élevée limitant ainsi le gain aérodynamique…Les profils goutte d’eau sont maintenant largement développé pour cela. 

Exemple avec les profils Firecrest ZIPP
On peut trouver ci dessous un graphique de comparaison sur les quelques roues leader du marché avec les profils de 46 mm.

Enve vs Zipp vs Reynolds

 La roue doit aussi être développée en fonction des pneus. Le 25 mm est devenu un standard mais il est possible que le 28 mm devienne la prochaine référence. L’élargissement des jantes n’est pas uniquement lié à la forme goutte d’eau recherchée, il est aussi pour le rendement du pneu. Un pneu gagne en rendement car il prend du volume sur une jante large. 

Roulement en fonction de la largeur interne de la jante
Il y a du coup un double gain car il est maintenant possible de mettre un 28 mm sans que celui ci déborde et soit néfaste à l’aérodynamisme latéral.

Jante étroite + 28 mm
Jante large + 28 mm

Cela reste vrai jusqu'à une certaine vitesse (35 km/h graphique ci dessous), ensuite le pneu étroit risque tout de même de l’emporter car il offre moins de résistance aérodynamique ( sans vent latéral)

25  mm vs 28 mm: roulement vs aéro.
L’avantage des pneus large ne s’arrête pas là. On peut moins les gonfler pour un roulement identique avec du coup un gain en confort et de grip pour les virages.

Roulement vs pression vs largeur
Plus de confort, plus de grip en 28 mm
Les pneus plus larges sont également un peu plus hauts. A pression égale, ils présentent donc une meilleure protection contre les crevaisons par pincement.



Toutes les nouvelles roues à pneus sont de plus tubeless ready pour encore améliorer la sécurité (déjantage limité) et le confort si l’on souhaite rouler en tubeless. Mais comme déjà évoqué dans mes tests, un tubeless performant est encore trop fragile et présente une durée de vie très réduite sur la bande de roulement.

L’argument du freinage par toutes conditions et sans échauffement de la piste n’est donc plus le seul point positif des vélos équipés roues à disques. Ces dernières permettent de faire évoluer la donne dans le compromis rendement, confort et pilotage. Pour une utilisation mixte (plat et montagne) et même avec un embonpoint de 500 g ( roues + pneus larges + manettes hydrauliques), cela devient très intéressant. Il n’y aura aucune perte sur le rendement général puisque le roulement des pneus permettra de gommer de suite le surplus de poids. Avec plus de confort, le cycliste pourra certainement enchainer les mêmes kilomètres avec une fatigue moindre. Seul les grimpées à fort pourcentage et faible vitesse de déplacement (roulement faible) permettront encore au version très light des roues + équipements de garder un petit avantage. On parle d’optimisation ici bien sur,  quelques watts et du confort en plus , peut être pas encore de quoi revendre son vélo ( quoi que, cf gros descendeurs et rouleur sous la pluie régulier) mais on sent bien que tous les fabricants poussent fort vers cette technologie. Reste la problématique de la cohabitation avec les autres vélos lors des freinages puissant et du risque de coupures lors des chutes ( carrénage). 
















mercredi 22 février 2017

WKO4: planification d'une saison

Salut à tous,

Suite et fin des explications sur WKO4, j’aborde cette fois comment gérer une saison cycliste avec l’utilisation des nouveaux indicateurs ( ilevels, mftp, TTE, FRC) présentés dans les précédents articles.

Pour s’entrainer avec les ilevels, il est déjà nécessaire d’établir un profil de puissance précis et exploitable pleinement par le logiciel. Je préconise d’établir celui-ci après une première période de reprise d’au moins 15 jours ou si réaliser en pleine saison après quelques jours de récupération. Le cycliste doit donc être ni sous entrainé , ni surentrainé et présenter de bonnes dispositions mentales à donner le maximum afin de délivrer un profil de puissance réaliste sur plusieurs tests.

Par rapport au PD curve et ses besoins, je conseille 3 tests : le premier concerne Pmax et FRC. Il faut faire des sprints départ vers 20 kmh en essayant de donner le maximum sur 7 à 10s  sur un braquet assez facile permettant de dépasser 120 tr/Min. Comme expliqué dans le précédent article on ne cherche pas forcément la puissance max mais plutôt la capacité à utiliser le maximum d’énergie sur cette durée ( 2 à 3 essais possibles espacés de 5 min de récupération). Il faudra ensuite produire le plus de puissance possible ( FRC) en partant lancé vers 30 kmh sur le braquet qui convient le mieux pour un effort de 30 s puis un autre de une minute avec 5 min de récupération entre chaque.

Construction du PD curve et comparatif des qualités du coureur
Le 2 ème test pouvant être réalisé le lendemain sera le fameux CP5 min. Un bon échauffement sera requis et une bonne gestion aussi. Trop de tests sont démarrés trop fort  pour s’écrouler rapidement ensuite. La gestion prudente sera gagnante, un effort soutenu mais avec une capacité a accéléré sur la fin plutôt que l’inverse. 48 heures plus tard il sera temps de faire le test pour estimer au mieux la mFTP. La durée serait idéalement d’au moins 30 min à fond pour avoir une puissance moyenne idéale pour son calcul. Training peaks préconise même jusqu'à 50 min suivant le phénotype du coureur mais il faudra le terrain et la capacité mentale de le faire. Un CP20 min pourra encore convenir pour démarrer et estimer mftp + ilevels mais semble le minimum requis en durée pour un premier PD curve fiable.

Pour construire une planification avec WKO 4, les fondamentaux restent les mêmes. Une solide base aérobie sera le socle de la saison. Endurance ilevel 2 , endurance musculaire ( sous max) / tempo ilevel 3 occuperont 5 à 8 semaines suivant le planning de chacun. 

Phase BASE 1 et 2 aérobie / tempo majoritaire ( copyright Training peaks) 
On parle de phase extensive où on allonge les durées mais sans que l’intensité soit majoritaire. Bien sur un petit rappel fartleck sous forme de cyclocross, PMA ou  FRC tous les 10 jours environs sera le bienvenu. C’est la période où la PPG est encore à prioriser également en ajoutant du gainage abdo/lombaire + force max sur les jambes. Au niveau tempo aérobie, on peut envisager d’aller jusqu'à 200 % du TTE en cumul / séance soit 2 h pour les meilleurs comme préconisé dans le webinar ci dessous.

Fondation aérobie ( copyright Training peaks)
A la fin de cette phase , je conseille de regarder le PDcurve et prévoir 3 tests comme ci dessous pour affiner le calcul mftp et ilevel avant de passer à la suite. 
Durées où MMP curve ( jaune) sous PDcurve ( rouge)
La suite incorporant déjà des efforts en mode sweet spot 4A, il sera bon d’avoir une mftp à jour pour mieux les calibrer. On rentre dans la consolidation  intensive de la préparation aérobie mais toujours considéré comme le socle de la saison. En effet les efforts de courses type PMA, FRC etc sont toujours minoritaires et simplement utilisés en rappel comme en BASE 1 ET 2. 

Phase intensive aérobie ( SST /FTP) copyright Training peaks
Selon le même principe que le tempo, il est possible de cumuler 125 % du temps TTE en SST ( 1H15 ) en découpant en bloc de 20 à 30 min par exemple.

Séances possible autour de SST copyright Training peaks

 Pour illustrer la progression et ses limites, une maison du fitness est utilisée dans les webinars WKO4. 

Maison du fitness: phase 1: pousser FTP, copyright Training peaks
SI la FTP monte, celle ci va se rapprocher de VO2 max et stagner car le pourcentage maxi d’exploitation sera atteins ( variable suivant les athlètes bien sur).

copyright Training peaks
Pour permettre encore de la progression, il va cette fois falloir passer à des intensités plus élevées pour repousser VO2 max (si génétiquement possible) et permettre de nouvelles progressions FTP.
Phase 2: repousser VO2max puis FTP, copyright Training peaks
Quand on regarde les possibilités d’évolutions à long terme présentées sur le graphique ci dessous, on voit bien que c’est la FTP ainsi que les capacités neuromusculaire( =rendement énergétique)  qui ont  le plus de chance d’évoluer .

Evolution à court et long terme, copyright Training peaks
On comprends l’intérêt de ne pas tout miser sur les séances PMA , HIIT que l’on pourrait administrer trop souvent comme le graal de l’entrainement pour progresser…Bien sur elles sont inévitables et cela va permettre de passer un cap et se rapprocher le plus des efforts rencontrés en course mais le socle de la saison ne doit pas reposer uniquement la dessus.  

Une fois la FTP bien en place, la phase suivante est donc la préparation aux objectifs en s’entrainant sur des effort au dessus de FTP, donc FRC ( chez nous: PMA, force x vitesse )  jusqu'à Pmax. 

Phase précompétitive, copyright Training peaks
Les classiques series de 30/30, 40/20 , 3/3 , Gimenez trouveront leur place et on pourra se servir des propositions du charts optimized interval pour calibrer exo, contre exo, temps cumulés pour chaque zone. 
ilevels + exo, contre exo, temps de cumul possible

Proposition de séances FRC, copyright Training peaks
Je ne vais volontairement pas trop loin dans cette partie car bien sur cette phase est avant tout personnelle et très dépendante des objectifs de chacun dans son contenu.

Planification complète, copyright Training peaks

Finalement WKO 4 est il vraiment nouveau dans le modèle proposé ? On est sur un modèle de développement aérobie vers anaérobie  soit endurance, rythme, FTP vers PMA, capacité lactique. Ce modèle semble donner de meilleurs résultats que la périodisation inversée comme déja démontré dans l’étude ci dessous mené par S.Seiler.

I3/I4/I5 progressifs,  mélangés ou inversés

Supériorité du modèle progressif I3 vers I5
C’est aussi le modèle enseigné par mon maitre J.Pinot lors des études à Besançon…! :-)

Ex de planification annuelle. I2, I3, vers  I4,I5/I6 Copyright J.Pinot

WKO 4 ne révolutionne donc rien dans les connaissances actuelles mais permet d’affiner les intensités propres à chacun ( ilevels), propose d'avantage de fractionnés que les anciennes zones/modèle Coggan ( plutôt une mise à jour donc)  et d’avoir une surveillance ( mftp) des changements de formes dans la saison, c’est un plus pour l’entraineur. On va toujours plus loin dans l’individualisation de l’entrainement,  un des élément clé  dans la progression...!